EGLISE UNIE BEDFORD / ACTON VALE

La Lettre du Pasteur

Juin 1998

«Mais voici le fruit de l¹Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.» (Galates 5, 22.23)

"Voilà le catalogue de vertus au milieu de la perte d'orientation générale qui s'est établie au Christianisme. Enfin on sait ce qu'on a à faire. " l'un pense peut-être face à cette énumération.
Un autre peut-être pense au contraire : "Mon Dieu, quelle accumulation de bonnes qualités, tant d'amour, tant de douceur et de bonté ! Enfin, après des années, j'ai appris à demander : qu'est-ce qui me fait du bien ? Qu'est-ce que je sens actuellement ? Enfin j'ai appris à abandonner tous les égards qui m'ont détruite finalement. "
Les gens peuvent se trouver dans les situations tellement différentes qu'un mot biblique peut évoquer des réactions tellement différentes. Probablement nous nous trouvons quelque part entre les deux positions radicales.
Avec ce mot, l'apôtre Paul s'adresse à une communauté chrétienne en Galatie. Il parle de l'Esprit, dans lequel il nous faut et il nous est possible de vivre comme des chrétiens - aujourd'hui et à l'époque. Cet Esprit que nous appelons le "Saint Esprit" ou "l'Esprit de Dieu" qui fait vivre, qui planait à la surface des eaux au commencement de la création, cet Esprit par lequel Dieu animait tout de son souffle. Il s'agit de cet Esprit qui est le contraire de "la chair" ; ce n'est pas l'hostilité chrétienne du corps, mais ça veut dire "l'homme non-sauvé" dans nous-mêmes qui, étant désespéré, essaye de contenter Dieu de sa propre initiative.
"La chair", ça veut dire "l'homme non-sauvé" dans nous-mêmes qui est accablé d'une image de Dieu comme bourreau céleste, comme père punissant et qui croit toujours devoir poser la même question que Martin Luther avant sa découverte réformatrice : comment obtenir un Dieu clément ? Jusqu'à ce que l'Esprit de Dieu lui ait ouvert les yeux, jusqu'à ce que l'Esprit de Dieu ait réformé sa foi et lui ait découvert Dieu comme le Dieu de la grâce en Jésus.
L'Esprit de Dieu a tant d'aspects - comment le reconnaître?
C'est tout à fait simple, j'aimerais dire ; il est à reconnaître aux résultats, "c'est aux fruits que vous le reconnaîtrez" : amour, joie, paix, patience, bonté, fidélité, douceur. À première vue ça semble être trop pieux, trop loin de la vie pour être vrai. Mais si on s'efforce une fois, comme l'apôtre Paul, de regarder le contraire de toutes ces vertus, on constate vite qu'on ne peut renoncer à aucun de ces fruits sans ressentir douloureusement les conséquences dans sa propre chair. Naturellement, on ne peut pas vivre les vertus mentionnées toujours et partout, mais il faut supporter les conséquences : une vie peu aimable et dure, égoïste et violente, inquiète et dépressive, impatiente, pleine de haine et d'envie et infidèle.
Si nous commençons à un seul point à faire attention à ne pas perdre de vue, quoi que nous pensions ou disions ou fassions, le but - l'humanité ou l'amour du prochain ou la philanthropie (c'est toute la même chose !) par exemple - alors, c'est le commencement de l'imitation de Jésus-Christ.
Peu après nos versets, Paul ajoute d'une façon directe et crue : "Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi sous l'impulsion de l'Esprit. " Ou en d'autres termes: si vous êtes sauvés grâce au Christ, comportez-vous conformément !
Commençons aujourd'hui à faire fleurir entre nous les fruits de l'Esprit - la bonté, par exemple ? Que l'Esprit de Dieu nous aide !

Christoph Albrecht



La Lettre la plus récente
Église Unie
Webministre: Franziska Santschi-Geiser