|
Février 2000
“ Le groupe des croyants était parfaitement uni,
de cœur et d'âme ” (Actes 4, 32)
Ce mois les assemblées annuelles de nos paroisses auront lieu.
C’est un moment pour prendre du recul, tirer le bilan de l’année
qui vient de s’écouler, mais aussi pour faire des projets pour l’avenir,
pour élire les responsables et pour voter les propositions pour
le bien de la communauté. C’est normal et très humain que
tout le monde ne peut avoir la même opinion. C’est ainsi dans chaque
association, en chaque lieu ou des êtres humains vivent ensemble
et ont des règles à établir et à suivre. Bien
souvent, les divergences d’opinion tournent autour de l’argent. On ne remarque
absolument rien d’être ”uni de cœur et d’âme”.
Mais une communauté chrétienne devrait être différente
d’une simple regroupement de personnes ayant les mêmes intérêts,
comme une association d’élevage de lapins ou une coopérative
de machinerie. Si nous lisons dans les Actes des Apôtres comment
les premiers chrétiens considéraient les biens matériels,
nous hochons peut-être la tête devant ces irréalistes
: ”Aucun d'eux ne disait que ses biens étaient à lui seul,
mais, entre eux, tout ce qu'ils avaient était propriété
commune. Personne parmi eux ne manquait du nécessaire. En effet,
tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient,
apportaient la somme produite par cette vente et la remettaient aux apôtres
; on distribuait ensuite l'argent à chacun selon ses besoins. ”
Le rêve d’un idéal, cette description de la première
communauté chrétienne au Nouveau Testament? Un conte de fée
pieux qui date d’un temps et d’un monde révolu ? Jusque dans
nos jours il se trouvaient toujours des groupements qui ont essayé
de vivre vraiment selon ce modèle. Et très souvent on a ri
de ces fous. Ou est-ce que ça nous mènerait, si tous pensaient
et agissaient ainsi ? Nos biens sont le fruit de notre travail, il nous
appartient entièrement !
Et pourtant, si nous sommes un peu plus conscients que tout ce que
nous croyons posséder au fond nous est seulement prêté,
notre attitude envers les biens matériels peut se changer. Nous
n’aurons plus besoin d’insister sur nos ”droits”, de discuter sans fins
à propos des cotisations annuelles et aussi nous n’aurons plus tellement
peur que nos paroisses ne puissent pas survivre financièrement.
Si nous sommes vraiment une communauté chrétienne, une
communauté d’hommes et de femmes qui sont unis par la grâce
de Dieu, l’amour du Christ et l’action du Saint-Esprit, alors nous pouvons
vraiment devenir ”uni de cœur et d’âme”, nous pouvons respecter l’autre
avec son opinion différente, croire en sa bonne volonté,
et donner joyeusement de ce que nous avons. Ainsi nous pouvons ne pas seulement
subir aux besoins de la paroisse, mais en plus aider là que des
humains sont vraiment dans le besoin.
Je nous souhaite des assemblées annuelles bénies de Dieu
|